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Chevalier aux pieds fumants
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Une Belle Randonnée III : Le chevalier aux pieds fumants.

le Mar 25 Déc - 23:54
Spoiler:

Ce sujet fait directement suite à ce sujet-ci. Bonne lecture ! ^^

Hypnos avait toujours été une ville immense, tentaculaire, perpétuellement en développement.
En quelques décennies, des champs devenaient des rues, des collines des zones dédiées aux commerces et aux échanges, des industries et des ateliers poussaient en lieu et place des bosquets. Les vieux quartiers étaient régulièrement démolis, restructurés de façon plus efficace pour accueillir et permettre à une population de plus en plus importante de s'y développer.
L'adage voulait qu'à Hypnos, on n'était jamais certain de retrouver sa maison le soir après une journée de travail ou un séjour à la campagne.
L'air était toujours chargé des meilleures et des pires odeurs de l'humanité, vous donnant l'eau à la bouche et l'envie de vous enfuir en l'espace de quelques secondes. La ruche humaine vrombissait sans discontinuer.

C'est dans un quartier d'artisans que Sorga et la Reine de Minos incognito débarquèrent par un portail mineur.
La tête légèrement bourdonnante en raison des portails successifs qu'ils avaient dû prendre pour arriver jusqu'ici depuis Albus, l'homme-lézard prit le temps de récupérer, passant une main sur son visage couvert d'écailles grises et craquelées. Puis il sourit à la Reine :

- Je n'aime pas la magie, mais je dois dire que cela m'aurait fait plaisir de pouvoir nous téléporter directement, sans devoir passer par tous ces portails... enfin, nous y sommes.

Sorga se redressa et regarda autour d'eux avant d'ajouter :

- Le quartier où j'ai grandi. Plus ou moins. Hypnos est venue jusqu'à ce qui n'était qu'un village de province depuis cette époque, si bien que j'ai moi-même du mal à reconnaître les rues parfois, mais je sais que celui que je voulais aller voir réside par ici.

La place où ils se trouvaient desservait plusieurs rues descendant en pente douce le long d'une colline. Des arbres bordaient les avenues, et de nombreux ateliers d'artisans aux devantures discrètes côtoyaient des maisons assez cossues. Le temps était moins chaud qu'à Minos, mais restait agréable.

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Le désir de protéger est comme une flamme.
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Re: Une Belle Randonnée III : Le chevalier aux pieds fumants.

le Ven 11 Jan - 19:38
Alors qu’ils franchissaient le dernier des portails et que sa tête tournait dangereusement, Beldura eut une bouffée de panique en découvrant la foule et l’activité du quartier dans lequel ilss e trouvaient. Puis les soeurs l'assaillent, et cette panique augmenta. Elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle détestait la foule, le bruit. Cela l'effrayait au plus haut point, et elle ne put que se rapprocher de Sorga du plus qu’elle pouvait, baisser la tête, et espérer disparaître, espérer que personne ne la verrait, ne la toucherait, ne lui prêterait la moindre attention. Elle avait envie de se recroqueviller et de se glisser dans un coin, de ne plus en sortir. Elle joignit ses mains sous sa cape pour en endiguer les tremblements. Elle se força à respirer profondément alors que sa vision se troublait, et cette exercice lui permit de revenir un peu à elle, et de relever le nez, même si elle restait, cela se voyait, effarée par ce monde, ce bruit, cette activité constante. Ses grands yeux brillaient, et on pouvait y déceler peur et méfiance sans aucun effort. Elle se força ensuite à faire un effort, et à regarder le quartier où il se trouvaient, à voir ceci autrement qu’un affreux piège à agoraphobe. En respirant profondément, et en se tenant proche, très proche de son ami, presque cachée par lui en réalité, elle put observer un quartier d’artisans, aux rues en pentes douces où maisons bourgeoises et devantures se cotoyaient au gré des pas. Elle hocha la tête à ses paroles.

Oui Hypnos évolue si vite, que parfois je me demande comment Caleb et Apolline font pour gérer cette ville tentaculaire …

C’était un murmure à vrai dire, car elle n’était pas assez à l’aise pour parler à haute voix.

En tous cas, c’est joli ! Il y a beaucoup de monde … C’était aussi comme ça, quand tu étais petit ?

Elle lui sourit. Se concentrer sur lui, sur ce qu’il lui disait lui permettait d’oublier un peu l’atmosphère hypnosienne, et son bourdonnement.


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Je crains la nuit, les rues, le jour et les gens, la pluie, les éclairs et les chats noirs
Je crains les promesses et les serments, les cris, les mots séduisants
Je crains les saints, le mal et le bien
Je crains le monde et ses lois
Soudain je sursaute en ne croisant qu´un miroir
Mais n´ai-je peur que de moi?

Beldura Glow


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Re: Une Belle Randonnée III : Le chevalier aux pieds fumants.

le Mar 15 Jan - 2:12
L'inquiétude fit briller ses yeux lorsqu'il vit Beldura se faire toute petite et se rapprocher de lui autant qu'elle pouvait. Il aurait dû attendre une heure plus calme pour venir jusqu'ici...
Il savait Beldura plus forte aujourd'hui qu'à l'époque où il l'avait rencontrée, et qu'elle avait appris à mieux gérer ses peurs avec l'exercice de la vie de monarque. Mais lorsqu'une crise survenait, les progrès accomplis sur ses phobies ne signifiaient plus grand chose ; la panique restait la même.
Comme elle semblait toujours capable d'avancer, l'homme-lézard ne pouvait que l'encourager, veiller sur elle et l'éloigner rapidement de la source de sa terreur. Ici, la foule bruyante, sans aucun doute.
Sorga regrettait de ne plus avoir son armure et sa hache : l'équipement avait un effet brise-glace automatique avec les flots de promeneurs. Là, il ne pouvait compter que sur sa gueule d'hybride.

- Ils doivent avoir une armée de conseillers rien que pour gérer la croissance de la ville...
Il y avait de l'activité aussi, quand j'étais petit, et les champs étaient moins loin, mais ça a toujours été un coin d'échanges, d'artisans et de marchés.
Viens, il y aura moins de monde dans les rues un peu plus loin.


Son attention divisée entre Beldura et trouver le chemin le plus court entre eux et l'accès aux rues plus calmes, l'homme-lézard progressait à petits pas, sa canne-lance claquant sur les pavés à sa droite. Il tenait toujours son bouquet sous son bras libre, et avait étendu sa queue de lézard derrière lui, entourant presque Beldura sans la toucher, formant une barrière entre elle et la foule.

- La première fois que je suis revenu dans le quartier après tous ces changements, j'ai tourné en rond au moins six ou sept fois autour du même bâtiment avant de me rendre compte que j'étais perdu ! Un vrai touriste !

Sorga rit, ajoutant d'autres anecdotes de son passé pour tenter de détendre Beldura.
Lentement, ils parvinrent jusqu'à une rue adjacente - qui était déjà bien plus tranquille - et la vigilance de l'homme-lézard se relâcha un peu. Il parut même un peu plus fatigué, s'appuyant plus fort sur sa lance tandis que ses douleurs articulaires revenaient.
S'enfonçant dans un quartier pavillonnaire où chaque maison avait échappé à l'appétit sans fin de Hypnos, l'homme-lézard ne tarda pas à s'arrêter devant un portail large en fer forgé.
Il eut un soupir :

- La maison où j'ai grandi.

Il y avait comme de l'amertume dans sa voix.
C'était une maison à trois étages, plus haute que large et qui semblait imiter dans son style un manoir antique. L'enceinte était bordée d'une palissade en fer assez élégante, et une haie cachait à la vue l'essentiel du jardin, mais on devinait un assez grand jardin, bien entretenu. Quelques jouets abandonnés dans l'herbe, des fleurs aux fenêtres, c'était là les seuls signes que les lieux étaient habités.

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Re: Une Belle Randonnée III : Le chevalier aux pieds fumants.

le Mer 16 Jan - 13:21
Beldura avançait, suivant Sorga automatiquement. Elle n’avait pas réellement conscience de la barrière qu’il créait entre elle et la foule, par contre, elle avait conscience des efforts qu’il faisait pour la détendre, et elle lui en était tout à fait reconnaissante. Aussi, elle l’écoutait parler d’anecdotes, et faisait tout son possible pour se concentrer dessus et y réagir, plutôt que faire attention à la foule alentours.
Rapidement, ils arrivèrent dans une rue adjacente bien plus dégagée, et purent continuer à s’enfoncer dans un quartier pavillonnaire où ils ne croisèrent que peu de monde. Au même instant, elle nota qu’il s'appuyait plus sur sa canne que lorsqu’ils étaient dans la foule, il paraissait se mouvoir avec moins de facilités, et cela lui fit de la peine. Elle ne dit rien, pourtant, ravala sa tristesse, et le suivit, jusqu’à un grand portail de fer forgé. La maison semblait grande, cossue, et entretenue, mais il n’y avait pas de signe de vie. Elle fut par ailleurs surprise de la pointe d’amertude qu’elle entendait dans la voix de son ami.

Tout va bien, Sorga ?

Elle était sincèrement inquiète.

Tu veux qu’on sonne ? Ou bien c’est ailleurs que tu voulais aller ?

Elle comprenait cependant que cette maison éveille en lui des sentiments mitigés. Ce n’était jamais facile de revenir sur les lieux de l’enfance, et elle avait compris de par quelques bribes de discussion que son ami n’avait pas toujours eu une vie des plus faciles. Elle lui sourit doucement.
Elle, elle n’avait jamais eu l'occasion, avant aujourd’hui, de revenir sur les lieux de son passé. De toute façon, la première de ses demeures avait été brûlée jusqu’aux fondations. De la seconde, elle ne s’en souvient pas, et elle n’a en réalité jamais vu de la troisième autre chose que la cave. Sa quatrième demeure, elle n’a jamais pu la relocaliser, et se demande sie lel n’a pas été détruite. Le cinquième endroit où elle a travaillé et vécu a fermé, et tout avait depuis été modifié, même la façade avait été refaite. La maison où elle avait vécu ensuite avait été soufflée dans une explosion de gaz peu après son départ. Sa dernière demeure avant le palais fut la boutique où Sorga et elle étaient allés. C’était bien le seul endroit où elle avait quelques souvenirs heureux, et où elle pouvait avoir eu envie de revenir parfois.

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Re: Une Belle Randonnée III : Le chevalier aux pieds fumants.

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