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 Quelles étaient les chances ? [Natalia]

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MessageSujet: Quelles étaient les chances ? [Natalia]   Sam 4 Mar - 0:46

Trois années. Trois deuils. Un pour Eden. Un pour Natalia. Un pour moi. Et bien malgré moi, j’étais passé par toutes les étapes du deuil. J’étais revenu vivre avec ma famille afin de prendre du recul. Afin de trouver les mots pour me faire pardonner des deux femmes les plus importantes de ma vie. Un simple retrait tactique. Mais les mots me manquaient, et plus je passais de temps à les trouver, plus ma frustration grandissait. Près d’un mois après mon retour au domicile familial, je fulminais, faisais les cent pas, et finissais par maudire Eden de ne pas m’avoir laissé m’expliquer. Je détestais la faiblesse de Natalia qui m’avait amené à la réconforter. Mais plus que tout, je haïssais ma propre trahison envers les deux femmes. La chambre que j’occupais se trouvait saccagée, jour après jour, et plus d’une fois, mon frère Carlisle subissait mes sautes d’humeur, jusqu’au jour où l’ampleur de ma colère me fit lui briser un poignet.

Ce fut l’événement qui me fit m’efforcer de calmer ma colère. Par chance, personne ne me tint rigueur de cette faute. Je n’avais pas dit un mot à ma famille sur ma situation, mais ils avaient compris à ma mine que j’avais besoin de leur aide, et que mes soucis n’avaient pas disparu avec le temps passé reclus chez eux. Pire, je passais de moins en moins de temps en leur compagnie, n’y trouvant pas mon compte, et les repoussant chaque fois qu’ils essayaient de savoir ce qui m’amenait chez eux.

Cesser de fulminer et de lancer des reproches à tort et à travers me fit réaliser que toutes les fautes m’incombaient. J’avais embrassé Natalia sans égard pour ses sentiments ou ceux d’Eden. Comment, avec toute la bonne volonté du monde, aurais-je pu me faire pardonner par l’une ou par l’autre ? Comment avais-je pu leur reprocher de ne plus vouloir de moi à leur côté, quand j’avais détruit toute once de confiance qui avait pu exister entre nous ? Et plus ces questions spiralaient dans mon esprit, s’ajoutant, s’entremêlant à d’autres, plus mon humeur devenait morose. Je pleurais en cachette… Non. Je me cachais perpétuellement pour pouvoir pleurer sans être vu. En cette période, l’on m’apportait des vêtements frais sur le seuil de ma porte. Un temps passa pendant lequel mon frère n’osait plus me demander de l’aide à la librairie.

Cela dura longtemps. Trop longtemps pour que je puisse tenir le compte des jours, qui n’étaient occupés qu’à lire, parfois, dormir, souvent, et broyer du noir, sans exception. Jusqu’à ce que ma famille me tire vers le monde duquel je m’étais progressivement éloigné. Des petites choses, au début. Des discussions brèves au travers de ma porte. Des repas ensemble, quitte à ne pas manger, en raison de ma nature. Je rechignais, mais finis par m’exécuter. Et petit à petit, des choses plus conséquentes. « Aide ton frère à la librairie, Daël. Il a besoin de quelqu’un pour organiser la réserve, là où personne ne peut te voir, et que tu connais mieux que quiconque. »

Cela faisait maintenant trois ans. Les tâches avaient progressivement demandé plus d’implication de ma part, et je n’en ignorais pas la raison. Mon visage, d’abord livide, reprenait des couleurs. Mes muscles, atrophiés par ma quasi-absence de mouvements récupéraient de leur flexibilité. Et mon regard, quoique toujours bordé de cernes et empreints de tristesse, retrouvaient de leur vivacité. Mes problèmes n’avaient pas disparu. Mais il y avait un temps pour leur donner une emprise sur moi et un temps pour les repousser sous la surface de mon esprit.

Aujourd’hui, j’étais chargé de récupérer un chargement de livres dans une librairie d’Albus près de la fermeture. C’était la première fois que je quittais Eaque, et la destination que l’on me donnait ne laissait aucun doute dans mon esprit quant à la volonté de ma famille de me faire confronter mes problèmes. Et malgré le bref vent de panique qui m’avait pris lors de l’annonce de ma mission, j’avais écarté mes craintes pour deux raisons. D’abord, les chances de croiser Natalia, Eden, ou même Siffroy et Odéline étaient infinitésimales. Quant à Noïa, nul doute que ni elle ni moi ne pouvait reconnaître l’autre. Ensuite, je ne pouvais pas rester toute ma vie sans refaire surface à Albus.

Avant mon départ, je fis face à un miroir. Un sombre soupir me secoua tandis que ma main repoussait les mèches de mes cheveux de mes yeux, et passait dans ma barbe. Même en l’état, la couleur de ma pilosité ne me rendait pas moins reconnaissable. Ma main pianota fébrilement la garde de l’un de mes poignards, puis se ravisa. Tant pis. Je me détournai et m’emparai de mon manteau noir. Je ne pouvais pas hésiter plus longtemps, ou je n’aurai plus le courage de me rendre sur Minos.

Le voyage ne fut pas aussi long que dans mes souvenirs. J’en avais presque oublié les sensations. En vérité, j’avais presque tout oublié de Minos, et j’en redécouvrais les paysages avec une certaine joie, bien que des images du passé tambourinaient ici et là contre mon esprit. Albus en particulier faisait trembler ma détermination de mener à bien la mission que mon frère m’avait assigné. L’espace d’un instant, je fus persuadé qu’il m’avait envoyé ici précisément parce qu’il me tenait rigueur de notre histoire d’enfance et de son poignet. Mais je balayais mes pensées d’un passage de la main dans mes cheveux. M’inquiéter des ressentiments de Carlisle ici ne rendrait pas ma tâche moins ardue.

L’après-midi était presque arrivé à son terme quand je réalisai que l’itinéraire que j’allais emprunter par réflexe me ferait passer par la rue dans laquelle nous vivions tous les trois. Une sueur froide coula le long de mon dos, et jambes semblèrent se dérober sous mon corps. Mon sang ne fit qu’un tour, et je me résignai à faire un long détour. Cependant, quelle que soit la distance que je mettais entre moi et la maison dans laquelle vivaient encore mes souvenirs les plus douloureux, je ne parvenais pas à me calmer.

Marcher devenait une épreuve, respirer une torture. Quand il devint douloureusement évident que je ne pourrais pas atteindre la librairie sans m’arrêter pour reprendre mes esprits, je me mis en quête d’un lieu de repli. Mon regard tomba immédiatement sur la devanture d’un café dans lequel je m’engouffrai sans réfléchir. Je chancelai jusqu’au comptoir, évitant parfois de justesse les tables et les clients qui les entouraient, et portai mon dévolu sur le premier siège qui lui faisait face. Mes coudes se posèrent sur le bois, mes mains sur mon visage. Ma respiration était inégale, mon coeur battait à tout rompre, et de mes dents serrées émergea à l’attention, je l’espérais, de quiconque pouvant y répondre, une supplication.

« J’ai besoin d’un remontant. Quelque chose de fort. N’importe quoi. S’il-vous-plaît. »

Mes derniers mots s’étranglèrent dans ma gorge. Je mobilisai tous mes efforts pour ne pas m’effondrer en sanglots. Submergé par mes émotions, martelé de souvenirs incessants, je prenais conscience que la tâche était encore bien au-dessus de mes maigres forces. Jamais je n’aurais dû revenir ici. C’était trop tôt. Beaucoup trop tôt.
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Natalia Koneko

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MessageSujet: Re: Quelles étaient les chances ? [Natalia]   Sam 4 Mar - 19:57

La recherche d'emploi de Natalia avait enfin porté ses fruits. Elle fut embauchée dans un café à Albus tenu par un vieil alf blanc et sa femme. Tous les deux lui ont fait confiance et lui ont permis de se reconstruire petit à petit ce qui ne lui permettait qu'en petite partie la maison de repos. Il faut le dire jouer au solitaire et faire du macramé ce ne sont pas les activités les plus stimulantes du monde.  Bien qu'une à deux fois par semaine Odéline et Noïa lui rendait visite ce boulot lui permettait de réapprendre les codes sociaux et le contact de personne plus seine que ces camardes de maison de repos.

Aujourd'hui celà faisait un mois et demi qu'elle travaillait là bas et ces patrons lui laissait tenir le café seule pendant l’après midi. L'aniformus était fière de cette responsabilité jusqu'à ce qu'un fantôme de son passé passe la porte. 

Il était arrivé elle ne l'avait pas de suite reconnu. Ses cheveux était plus long sa barbe était apparente, son assurance envolée, sa démarche était chancelante et son corps semblait au bord de la crise.  Mais sa voix n'avait pas changer, pas même un peu. Daël Sterben. Daël était entré dans le café où elle travaillait et quand elle était seule sans moyens de se dérober.

Natalia passa par plusieurs étapes une fois qu'elle avait réalisé qui était l'homme qui quelques instant plus tôt avait passé la porte du café. D'abord elle fut tétanisée par la peur de devoir affronter son passé. Puis la colère vint quand elle allla chercher un café extra fort car ils ne vendaient pas d'alcool. 
* Comment pouvait il se montrer après tout ce qu'il m'a fait, nous a fait. Il est responsable de tout,et il ose venir ici* 
Quand le café eu fini de coulé et qu'elle le regarda c'est un autre sentiment qui l'envahi, la pitié. Il n'avait plus rien avoir avec l'homme qu'elle avait mit dehors l'homme, qui l'avait embrassé, l'homme qui la rassurait quad elle était plus jeune, l'homme qui était devenu un assassin pour elle. C'était un être qui semblait anéanti et courbé par la culpabilité.

Elle connaissait ça l'anéantissement. Elle avait tout perdu à cause de ce sentiment.  En apportant la grande tasse de café jusqu'à l'Antithése elle se rappelait à quel point ça faisait mal. 

C'est tremblante qu'elle posa la tasse à café devant cet homme qu'elle avait tant aimé et qui l'avait aimé en retour. 
Elle ne lui pardonnait pas ce qu'il avait fait mais elle se refusait à le laisser dans cet état.


"C'est ce qu'on a de plus fort ici. Si v... *inspire* tu veux plus de sucre fais moi signe." 

Natalia avait fait un effort surhumain pour ne pas fondre en larme ou lui lancer le café à la figure. Non seulement parce qu'elle ne voulait pas risquer de paraître hystérique et qu'on l'enferme de nouveau dans une pièce sans fenêtre et sans visite. Mais également parce qu'elle était inquiète de la réaction de Daël qui ne semblait pas l'avoir vu pour le moment.
 Sa voix c'était faite douce et rassurante bien qu'elle fut hésitante. 

Natalia n'avait pas bougé de derrière le bar et jouait nerveusement avec le tablier de serveuse qui mettait en valeur sa taille moulée dans une robe noire simple s’arrêtant au dessus du genoux et possédant un décolleté qui ne montrait même pas la naissance de la poitrine. Elle attendait la réaction de Daël elle attendait juste qu'il la voit, qu'ils se voient mutuellement, en silence.

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MessageSujet: Re: Quelles étaient les chances ? [Natalia]   Lun 13 Mar - 23:22

Un soupir de soulagement s’échappa d’entre mes lèvres crispées quand j’entendis des pas et des cliquetis de vaisselle m’assurant que ma supplique avait été entendue. Durant de longues secondes, je m’efforçai de respirer régulièrement. La tâche, bien que difficile, s’avérait incommensurablement plus simple maintenant que j’étais assis, et que mes jambes n’étaient plus forcées de supporter mon poids. Pourtant, malgré tous mes efforts, la voix que je finis irrémédiablement par entendre envoya valser au loin tous mes progrès. Ma respiration s’arrêta en même temps que le sang dans mes veines.

Mes mains ne quittèrent pas mes yeux immédiatement, et mon visage ne se souleva pas. Mon esprit fragilisé par le voyage et les douloureux souvenirs qui venaient avec devait me jouer des tours. L’alternative était tout bonnement impossible. Non. Pas impossible. Improbable. Et si la torture de me demander si je devenais fou n’était pas suffisant, la seule possibilité de m’assurer du contraire était de poser les yeux sur une femme qui représentait à elle seule les affres les plus sombres de mon passé.

Mais je n’avais pas le choix. Le souffle toujours coupé, je pris mon courage à deux mains, et séparai ces dernières de mon visage. Mes yeux suivirent le comptoir, et remontèrent le long du tablier de mon interlocutrice, jusqu’à parvenir finalement à son visage. Le peu d’air qui subsistait au fond de mes poumons fut expiré l’espace d’un seul mot.

« Non. »

Non. C’était bel et bien Natalia, qui se tenait devant moi. Ses mains jouaient nerveusement avec son tablier qui indiquait qu’elle travaillait ici. Et ses yeux - ces yeux que j’avais contemplé mille fois auparavant, et que je ne pouvais pas confondre avec d’autres - étaient fixés dans les miens. Non. Je ne pouvais pas supporter ce regard à cet instant. Mon corps bougea avec une rapidité étonnante, et fit volte-face, renversant dans son mouvement la tasse et le café qu’elle contenait. Un instant plus tard, je franchissais la porte de l’établissement et me retrouvais dans la rue.

Non. Mes yeux ne regardaient pas, ni les passants, ni les rues que j’empruntais alors que je m’éloignais. Tout ce qu’ils voyaient était Natalia. Et impossible de chasser son image. À plusieurs reprises, je me frottai énergiquement les yeux, espérant que l’image disparaisse. Espérant que je puisse la fuir. Non. Rien n’y fit. Mes pas rapides m’amenèrent à percuter deux passants auxquels je balbutiai d’inaudibles excuses, et continuai ma fuite. Non ! D’un coup, je m’arrêtai. Deux fois ce mot avait traversé mon esprit. Fuir ? N’avais-je pas déjà fuit, trois années auparavant ? N’avais-je pas continué à fuir ces années durant ? N’avais-je pas précisément accepté d’entreprendre ce voyage dans le but de cesser de fuir ? Allais-je donc continuer à fuir ? Alors que l’opportunité de faire face à mes craintes se présentait à moi ? Non !

Quand j’entrai à nouveau dans le café, quelques minutes plus tard, mon regard était droit, déterminé. Plus que jamais depuis mon départ de Minos, je ressemblais à l’homme qui avait décidé de dévouer sa vie à prendre celle d’un autre pour le bénéfice d’une autre. Pour la première fois, je marchais vers le but que je m’étais fixé avec la ferme intention de ne laisser rien ni personne se mettre sur mon chemin. Pour la première fois, j’avais décidé de ne plus fuir.

Je repris place à l’exact endroit que j’avais quitté quelques minutes auparavant, et posai de l’argent sur la table. Suffisamment pour trois cafés. Je n’étais pas sans peur, mais ma détermination permit à ma voix de ne pas trembler quand je prononçai les mots suivants :

« Je suis désolé. »

Mon regard vola rapidement vers l’endroit où j’avais précédemment renversé une tasse, puis à nouveau vers Natalia.

« Pas seulement pour ça. Pour tout. J’ai beaucoup de choses à me faire pardonner, et si tu me le permets, j’ai l’intention de t’accaparer un moment pour le faire. »

Je n’avais aucune garantie qu’elle accepte. Il était tout à fait envisageable que sa politesse jusqu’à présent vienne uniquement du fait qu’elle travaillait ici. Si elle ne désirait pas me parler plus que nécessaire, je partirais. Mais je n’aurais pas fui. Mes lèvres se courbèrent en un semblant de sourire, mais celui-ci s’estompa presque immédiatement. Il était trop tôt.

« Permets-moi au moins de prendre un second café. Et de t’en offrir un. »
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Natalia Koneko

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MessageSujet: Re: Quelles étaient les chances ? [Natalia]   Sam 15 Avr - 22:46

Ce que craignait Natalia était arrivé. Daël avait disjoncté et les gens autour la regardaient avec des yeux ronds et pleins interrogations sur ce qui venait de ce passer.
 Ils ne pouvaient pas savoir qu'ils étaient des fantômes l'un pour l'autre que l'un et l'autre. ils ne pouvaient pas savoir qu'ils s'étaient envoyé pourrir en enfer. Ils ne pouvaient pas savoir qu'ils s'étaient aimé si fort que ça les avaient détruits deux fois. Ils ne pouvaient pas savoir tout ça alors ils la regardaient en murmurant.

Natalia tremblante ramassait les bouts de tasse qui jonchaient le sol. Elle ne voulait pas craquer , elle ne voulait pas qu'on la pense faible. Elle resserra son poing autour de morceaux tranchants et revint derrière son comptoir et souriait au client pendant qu'elle nettoyait le sang qui coulait de ses plaies toutes fraiches. 
Deux vieilles femmes venaient régler leur commandes. 

"Je suis à vous dans un instant"

Elle se rendit dans l'arrière boutique pour se bander la main couverte de plaies plus ou moins profondes. Les larmes sortirent sans le consentement de l'aniformus. Elle n'était pas redevenue aussi forte qu'elle le pensait mais il fallait faire bonne figure. Elle sécha rapidement les goutte d'eau salé sur ses joue étouffa un dernier sanglot et revint s'occuper des deux dames armée de son sourire. 

Puis il revint Plus déterminé que le première fois. Il était de retour pas seulement dans le café mais en vrai Daël était bien devant elle et elle le reconnaissait.

Il voulait l'accaparer elle ne savait pas si c'était une bonne chose ou non. Elle lui fit un sourire compatissant encaissant l'argent et lui tourna le dos pour faire les cafés. Elle respirait les yeux fermés ses mains faisaient le tout de façon machinale. 

*respiration contrôlée check mains qui ne tremblent plus check vérifier l'heure check Il me reste 15 minute a tenir avant que les patrons prennent le relais après j'aurai le droit de lâcher prise* 

"Dans 15 minutes tu pourras m'accaparer j'aurai fini mon service, Avant j'aimerais éviter un autre esclandre si ça ne te dérange pas"  

Elle lui dit ça en lui souriant et en déposant la tasse devant lui. Puis retourna à la caisse pour récupérer mles réglement de la famille qui attendait un petit garçon regardait intensément Daël avant de tirer sur la manche de son père et de montrer du doigt l’antithèse. 

"Papa ! Papa ! Regarde là bas c'est le monsieur qui travaillait avec le jolie reine ! " 

Son papa fit un sourire gèné vers Daël avant de payer le plus vite possible et sortir rapidement.

Dans la foulé vinrent les autres clients et le temps que la métamorphe débarrasse les tables ses patrons pointèrent le bout de leur nez. Comme tous les soirs elle leur fit un topo de l'aprés midi avant d'aller poser son tablier dans le vestiaire et d'enfiler son long manteau rouge. Puis elle se dirigea vers  Daël, elle lui posa la main sur un bras.

"si tu as fini on peut y aller"

Sa voix était calme mais son visage tendu bien que souriant et les veines de ses mains ressortaient. Son état de stress etait apparent mais ne s'entendait pas dans sa voix qui était douce.

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MessageSujet: Re: Quelles étaient les chances ? [Natalia]   Ven 13 Oct - 15:35

Au premier mouvement de Daël vers elle elle se dirigea vers la sortie enfonçant son menton dans le col de son manteau. Le froid était saisissant. Il lui avait fait l'effet d'une claque à moins que ce soit ce fantôme du passé qui lui donne cette impression la saison des fleurs allait arriver le temps c'était adoucit mais Natalia tremblait.
Un tremblement invisible à l'oeuil nu mais si violent à l’intérieur de la métamorphe. Un ouragan soufflait en elle tandis qu'elle avançait sans prononcer un mot.

Elle avait entendu la voix de Daël prononcer quelques mots mais elle ne les avait pas écouté elle était trop occuper à contenir ce qui se passait dans son propre corps.

Tout son être était scinder en deux : une partie voulait se jeter dans les bras de Daël pour y trouver le confort et l'affection qui lui manque tant alors que l'autre partie voulait le torturer le tuer le massacrer.

Il ne pouvait pas comprendre avant qu'elle le lui dise. Il ne pouvait pas savoir l'étendu des dégâts de ses actes et ça Natalia en avait conscience. C'est pour ça qu'elle l'emmenait devant sa résidence pour fou.

Ils était devant se grand portail en fer forgé quand elle s'arrêta et se tourna vers l'Antithése. L'ouragan c'était calmé elle avait fait son choix. Enfin pas tout à fait il lui rester un choix à effectuer mais ce n'était pas elle qui prendrait la décision.

"Tu vois cet établissement juste derrière moi ? C'est là ou j'ai passé les deux dernières années. C'est là ou l'on m'a enfermé quand j'ai voulu tué la reine pensant qu'elle t'avais toi et Angel"

elle dégluti pendant qu'une larme descendait lentement sur sa joue

"Ils ont eu raison de m'enfermer. Maintenant je me reconstruis petit à petit: Je revois Noïa, j'ai un boulot qui n'est ni prostitué ni tueuse ni revendeuse de drogue. Je n'ai presque plus de médicament à prendre et dans quelque mois j'irai vivre chez Odéline et Siffroy avec Noïa."

Un sourire c'était affiché sur le visage de Natalia à l'idée que bientôt elle serait libre.

"Alors oui je t'en veux énormément parce que tu es une des raison qui m'ont enfermé ici que tu es la personne qui a fait le mauvais choix et qui m'a poussé un peu plus vers la folie. Mais je te suis aussi reconnaissante parce que maintenant je peux tout reprendre depuis le début avec une vraie famille. Alors tu es pardonné"

Elle s'était rapprochée de lui en parlant ils étaient si proche que sa dernière phrase a été prononcé en chuchotant et avait eu l'effet d'une balle sur Daël. Elle l'avait vu ouvrir de surprise ses grands yeux bleus. Puis elle avait saisit cette seconde pour déposer une baiser sur ses lèvres. Il lui rendit leur étreinte sembla durer une éternité leurs souffles se mélangeaient leurs larmes coulaient leurs coeur explosaient.
Puis elle mis fin à ce moment en reculant de quelques pas pour donner son Ultimatum à Daël.

"Maintenant tu sais. Tu sais que que je ne peux te laisser entrer de nouveau dans ma vie si seulement tu décides d'y rester. A chaque fois que tu es parti le chaos m'a emporté je ne survivrai pas à une troisième vague. Alors Si tu es prés à ne plus jamais me laisser reste mais si tu doute pars et ne reviens que quand tu seras prêt."

Il réfléchit quelques instant puis s'avança vers elle pour déposer un baiser sur son front.

"Au revoir Natalia. Prends soin de toi"

Et L'homme à la chevelure d'argent partit courbé chercher les livres que son frère lui avait demander de récupérer.

Quant à l'aniformus elle n'arrivait pas à sécher ses larmes. Ce soir là elle ne mangerait pas et pleurerait toute la nuit mais ce serait le dernier soir ou elle pleurerait à cause de lui. Maintenant son seul objectif était de voir grandir sa fille.

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Aëlia Merirosvo

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MessageSujet: Re: Quelles étaient les chances ? [Natalia]   Ven 13 Oct - 19:46





Sujet verrouillé

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Sujet terminé


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Malgré toutes ces bouteilles de rhum,
Tous les chemins mènent à la dignité,
Je te retrouverai, c'est sûr:
J'ai besoin de toi pour vivre
C'est une question d'équilibre
Quand t'es parti ça m'a coupé les voiles
Depuis les tréfonds m'appellent

Aëlia Merirosvo

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